La Semaine du goût Suisse

Du 16 au 26 septembre, la Suisse vivra à l’enseigne des saveurs. Célébrée pour la première fois il y a dix ans, la Semaine du Goût est devenue un bastion important de la sauvegarde de la biodiversité et de la lutte contre la standardisation des produits alimentaires.

 

Les épicentres de la manifestation seront les villes de Lucerne et d’Onex (en périphérie de Genève), nommées Cités du Goût 2010.

En dix ans, les objectifs de la Semaine sont restés les mêmes: valoriser la diversité des goûts, rendre les consommateurs plus attentifs à la qualité et à la saisonnalité des produits, préserver les traditions, favoriser la découverte et promouvoir une alimentation saine.

Qualité plus que quantité

Avec une telle foison de manifestations, ne risque-t-on pas de perdre un peu le fil ? Parrain de l’édition 2010, le chef vaudois multi-étoilé Philippe Rochat note qu’il faudrait peut-être «mieux sélectionner les événements», pour éviter que l’on ne retrouve au final dans le chaudron «des animations qui n’ont rien à y faire».

«Il est possible que Rochat ait raison, bien que nous ayons toujours cherché la qualité avant la quantité, répond Josef Zisyadis. Il faut bien préciser que nous ne sommes pas un organisme de certification. En outre, nous avons onze comités cantonaux qui examinent les candidatures. Nous insistons beaucoup sur l’aspect pédagogique, et si nous voyons que des restaurants ou d’autres participants ne font pas assez d’efforts, en particulier pour proposer quelques chose d’original, nous ne les acceptons pas».

Bilan en clair-obscur

En présentant le bilan de cette première décennie d’activité, Josef Zisyadis dit: «La question que nous devons nous poser est la suivante: en dix ans, avons-nous réussi à changer le mode d’alimentation des Suisses ?» Et pour le député, la réponse est mitigée.

«Nos frigidaires deviennent de plus en plus des succursales des supermarchés», ajoute René Longet, membre de l’exécutif de la commune d’Onex et président d’équiterre, une ONG qui milite «pour des choix écologiques, équitables et solidaires».

«Nous cherchons a créer de nouveaux réflexes, à faire en sorte que le consommateur devienne ‘consmmacteur’ et à faire comprendre à tous que la préservation de la biodiversité dépend en premier lieu de nous-mêmes, enchaîne Josef Zisyadis.

Simplifier

La cause du goût a néanmoins fait quelques pas en avant. Pour s’en rendre compte, il suffit d’observer les étalages des supermarchés, qui offrent de plus en plus de légumes, de fruits ou de viandes de producteurs locaux ou d’aliments munis d’un label de qualité spécifique.

«Les grandes chaînes de distribution ont certainement compris que le client a besoin de mettre un visage sur ce qu’il achète, de savoir qui a produit la marchandise. Dans ce sens, je pense qu’avec la Semaine du Goût, nous avons réussi à semer quelque chose», observe Josef Zisyadis.

«Un des objectifs que nous nous sommes fixé pour la Semaine du Goût, c’est de simplifier, poursuit l’édile d’Onex. Nous mettons l’accent sur les cinq paramètres les plus importants qui devraient être pris en compte quand on fait des achats: le mode de production, la proximité, la diversité, la santé et l’équité».

Documents à télécharger

Source:

*http://www.swissinfo.ch/fre/societe/Semaine_du_gout:_quand_se_nourrir_signifie_resister.html?cid=28301300

* (affiche) http://www.gout.ch/2010/visuel_sdg2010_A4.pdf

* http://www.gout.ch/ecole.php

* (photo /image) http://www.scrhg.ch/Images/Semaine%20du%20Gout.jpg

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